Une fois n'est pas coutume, je vais m'inspirer d'un écrivain...
Un écrivain qui se dit libertin, encore que ma conception du libertinage se veut plus respectueuse du beau sexe que lui ne le fait dans ses écrits.
Je veux parler de Donatien Alphonse François, Marquis de Sade...
Dans son livre, "La Nouvelle Justine ou Les Malheurs de la Vertu", il énonce, au chapitre VII :
Et que fait la délicatesse en amour ? Ajoute-t-elle un chatouillement de plus au plaisir ? Non, sans doute : au contraire, elle en diminue les sensations, en contraignant l'homme à des sacrifices matériels en faveur du moral ; sacrifices toujours faits aux dépens de la volupté.
La délicatesse est la chimère de l'amour ; la jouissance en est l'élément. Tous les amants délicats sont de mauvais fouteurs, Justine ; ils croient dédommager une femme en belles paroles, de ce dont ils la privent en effet.
Pour moi, je l'avoue, si j'étais de votre sexe, j'aimerais mieux être molestée et bien foutue, que de m'entendre dire tous les jours des choses délicieuses par un bande-à-l'aise.
A lire ce texte, je ne peux m'empêcher de m'interroger...
Je ne me reconnais pas dans ces mots, et j'en suis heureux...
Mais vous qui me lisez, ici, qu'en pensez-vous ?
Ces propos sont-ils encore d'actualité, ou bien la vision du libertinage "féroce" du marquis est-elle complètement décalée par rapport à ce que je considère comme un délicieux moment ?
J'attends vos commentaires avec impatience et vive curiosité...