Elle me l'a demandé.
Epuisé par mon manque de sommeil, par cette spirale quasi-destructrice de stress et de pressions de toutes parts, je n'étais hier qu'un zombie, que l'ombre de moi-même...
Comble de fatigue, je me suis même endormi dans le métro, loupant ma station ! C'est dire l'état de fatigue...
Alors M. a exigé de moi que je lève le pied. Je me suis couché beaucoup plus tôt. Et j'ai fort bien dormi.
Je suis en pleine forme ce matin, ou - du moins - dans un état éblouissant si je compare à hier.
Et cette simple constatation amène deux remarques :
- d'une part, il était temps que je récupère ; d'ailleurs, il est quand même rassurant de voir que j'ai encore la capacité de récupérer assez rapidement, en une nuit de sommeil beaucoup plus raisonnable ;
- d'autre part, il a fallu qu'Elle me le demande, qu'Elle l'exige, pour que je lui obéisse, au-delà de toutes mes obligations. Et sa demande m'a semblé une douce prière que j'étais ravi d'exaucer.
Peu m'ont alors importé les différentes échéances qui s'imposent à moi. Seuls ont compté pour moi, hier soir, son souhait et le désir que j'avais à lui obéir.
C'est là où je m'aperçois combien son emprise sur moi - totalement et librement acceptée - est forte.
Et j'aime cette idée qui me plonge dans une émotion tendre et douce...
Je crois que j'aime lui appartenir ainsi...