
Je pense que nous avons tous en nous un peu du syndrome Peter Pan.
L'envie de refuser de grandir. De garder un peu de cette âme d'enfant, un peu d'innocence.
De fuir les responsabilités. De vivre ses rêves. De croire que tout peut être possible.
Bien sûr, adultes, nous gardons aussi un peu de ces rêves. Appelons ça motivation, émulation, ambition, aspiration.
Mais les rêves d'enfants sont devenus beaucoup plus pragmatiques, plus matérialistes. Ils sont devenus adultes.
Car qui n'a pas rêvé un jour, à dix ans, d'être le "roi du monde" ? de voler comme un oiseau ? de voyager dans les étoiles ?
Et puis ensuite, il nous faut "atterrir". L'adolescence nous fait confronter ces envies avec les limites du possible, et nous déchantons.
Je me suis réfugié dans la poésie pour préserver ces bulles de rêve.
Elles sont devenues mon monde parallèle à moi, où je peux me réfugier pour rêver, chanter, aimer, pleurer, sans crainte d'être jugé, traité de fou ou de rêveur (justement !)...
J'ai croisé parfois la route de quelques poètes. Des vrais. Au regard lunaire. Presque dérangeant.
Suis-je donc devenu si différent ?