C'est surprenant comme l'état de manque d'une personne peut être perçu différemment...
Avec M., ma relation est à la fois fusionnelle et désintéressée... Pas d'obligations, pas de contraintes...
Mais je suis parti en vacances, et là, soudain, je lui ai manqué terriblement. De façon surprenante. Nous nous sommes même demandés s'il ne fallait pas mettre fin à tout, puisque l'absence se faisait cruelle... De mon côté, je n'avais pas ressenti cela aussi fortement.
Et puis, ce fut son tour de partir. Et l'effet fut inversé. Elle m'a manqué. Énormément. Alors qu'elle a mieux vécu cette seconde distanciation.
Le manque serait-il perçu avec plus d'acuité dans un environnement habituel, où les repères sont soudain privés d'une présence familière ?