Ne trouvez-vous pas bizarre comme la sensation de manque peut être perçue différemment :
- une personne est géographiquement proche, et vous ne la voyez pas de la semaine... vous manque-t-elle ? certes, mais pas de façon exagérée...
- elle vous dit qu'elle part une semaine à l'autre bout de la France. Vous ne la voyez pas plus souvent. Vous manque-t-elle ? Terriblement.
- elle fait un voyage et part huit jours à l'autre bout du monde. Est-ce vivable ? Non. C'est insupportable, intolérable.
D'où la formule suivante :
soient
- D la distance,
- E l'intensité émotionnelle,
- M la sensation de manque.
M = E x D
Cette formule se vérifie également pour les personnes que vous n'aimez pas. Voire même si c'est une personne antipathique.
E devient négatif et le manque est alors d'autant moins ressenti que cette personne désagréable est loin.
Une formule pourtant trop simple pour être vraie à 100%.
Car pour certaines personnes, la proximité donne une réalité aux sentiments éprouvés.
Ainsi, plus la personne est loin, moins les sentiments semblent réels.
Soit R la perception de réalité, on aura :
R = E / D
En simplifiant cette équation, on obtient donc :
E = R x D
Et en remplaçant cette nouvelle expression de E dans la première équation, on aura :
M = E x D = (R x D) x D = R x D²
M = R x D²
Donc la sensation de manque (M) est caractérisée par le sentiment de réalité (R) exacerbé par l'éloignement (D) de la personne aimée.
Ainsi, il est démontré que, plus nous sommes convaincus de la réalité de nos sentiments, plus l'éloignement aggrave la sensation de manque.
C'est logique, me direz-vous, mais le voir ainsi démontré par les mathématiques me ravit.
Pas vous ?