J'ai vu M. hier soir...
Approche toute en fausse détente...
L'implication émotionnelle de ces derniers temps ne nous rends pas spécialement sereins.
Malgré tous nos efforts.
Alors, nous établissons une surenchère de petites attentions, d'émotions, avant que la vague du désir nous emporte...
Hier soir... dégustations de chocolats...
Pré-orgasme gustatif... pour nous aussi... (merci d'avoir imaginé ce terme, Little)
Une découverte pour M. : des chocolats fins de M. Linxe, le spécialiste de la ganache.
(Pour les amateurs, c'est ici : La maison du chocolat.)
Ensuite, ce ne fut que montée du désir, vers des sommets encore jamais atteints...
Massage de ses pieds à l'huile de rose... Juste pour mettre en place ce jeu de soumission...
Puis ce fut mon tour :
Les yeux bandés d'un foulard.
La bouche baillonnée d'un ruban.
Les mains attachées en hauteur.
Ecartelé. A genoux. Impuissant. Offert. A Elle.
Le reste ne fut qu'un basculement jamais encore vécu.
Une perte de contrôle totale. Je ne me souviens plus de tout ce que j'ai éprouvé...
Je ne sais plus ce que j'ai pu gémir ou crier...
Je ne sais plus combien de temps je suis resté ainsi, au bord du plaisir... atteignant une limite que je n'aurais pu contrôler en temps normal, mais qu'Elle maintenait, par des pauses judicieusement mais diaboliquement maîtrisées...
Et j'ai perdu toute notion de réalité...
J'ai cru devenir fou...
Lorsque, bien plus tard, elle m'a libéré, je me suis écroulé, sans force, endolori du plaisir et des liens...
Le moment de tendresse amoureuse que nous avons ensuite partagé fut à la hauteur de l'abandon sensuel qui l'avait précédé...
C'est terrible, mais je crois que j'en veux encore...