J'ai fêté mon retour en forme, parmi le monde des "vivants", avec M.
Quelques heures de bonheur, arrachées à la grisaille, au stress du quotidien.
Quelques heures de douceur, de tendresse et de rires, d'échanges, d'intensités et de gémissements de plaisir aussi...
Nous jeux sont délicieusement et sensuellement complices, et la place qu'elle a pris dans ma vie - dans cette partie de ma vie qui me semble la plus vraie, la plus conforme à mes aspirations les plus sincères et les plus intimes - est immense.
Parce que je sais qu'elle représente beaucoup de mes attentes. Beaucoup ou toutes ? Je ne sais pas. Simplement parce que je ne sais pas l'étendue de mes propres attentes. Mais elle représente beaucoup. Enormément.
Bizarrement, je ne réalise vraiment tout cela qu'à chaque manque d'elle. Cette certitude ne vient pas comme un "apport", mais par la conscience d'un "manque".

C'est lorsqu'elle me manque ou qu'elle va me manquer que je réalise tout ce qu'elle représente. Parce que pris dans le tourbillon du quotidien, je ne réalise pas toujours la place qu'elle a pris dans ma vie.
Et j'en suis gêné, malheureux, presque honteux.
Mais lorsque me vient le manque d'elle, la peur de la perdre, je sens en moi la force de me battre pour la garder, pour la conquérir, pour lui plaire sans cesse. Ce que je n'ai jamais fait ou vécu auparavant.
Deviendrais-je adulte ? enfin ?