Eklablog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

Centre des impôts

Autre histoire, il y a bien longtemps... près de... oups... 20 années !!!
Jeune arrivé dans mon premier job, je travaillais parfois en relation avec le centre des impôts local. Nous avions noué de bons contacts et sympathisé.

Ma correspondante attitrée, 30-35 ans, assez grande, des rondeurs sensuelles, pulpeuses, un peu "italiennes", brune, les yeux pétillants de malice, m'avait "tapé dans l'oeil", comme l'on dit.
Mais à l'époque, je n'osais pas... timide (tout comme aujourd'hui, mais j'ignorais que je pouvais plaire...). Et puis c'était un contact professionnel, donc pour moi, il me semblait que la barrière était infranchissable.
Nos conversations, cependant, tournaient bien souvent autour d'une séduction voilée, pleine parfois de délicieux sous-entendus, et il me semblait qu'en d'autres circonstances, elle n'était ni timide ni farouche.

Et puis un jour, en début d'après-midi, je l'appellai pour un motif professionnel. Elle me répondit, mais son ton très gai, sa voix légère me laissaient à penser qu'elle avait dû avoir, le midi, un repas "arrosé". Elle m'avoua qu'elle avait été invitée à un pot entre collègues, et qu'elle y avait bu un peu plus que de raison.
La conversation devint gentiment taquine, puis coquine, et je ne sais plus comment, je la mis au défi de me recevoir, même dans l'état où elle se trouvait. Elle m'invita immédiatement à passer la voir à son bureau, lequel n'était distant que d'une vingtaine de minutes du mien, en voiture.

J'y arrivai peu de temps après. Elle m'attendait, les yeux brillants, et je dois dire qu'elle était resplendissante cette après-midi-là. Elle m'ouvrit la porte (porte pleine) de son bureau, me fit entrer, la referma et - était-ce la conversation téléphonique qui nous avait échauffé à ce point ? - nous nous sommes embrassés immédiatement, à perdre haleine, un long baiser intense, fou, d'un érotisme torride, comme pour rattraper le temps perdu.
Elle avait gardé une main sur la poignée de la porte, pour prévenir toute intrusion inopportune.

Nous avons repris notre souffle un instant, elle en profita pour fermer sa porte à clef. Les mains libres, nous les occupâmes à découvrir nos corps, par-dessus les vêtements... ses mains étaient largement plus audacieuses que les miennes, je m'en aperçus vite !
Elle m'attira vers la grande armoire du bureau, à portes battantes qu'elle ouvrit à l'équerre, pour nous y loger à l'abri des regards. Il est vrai qu'avec les deux baies vitrées du bureau, un passant aurait pu nous apercevoir... Je n'imaginais pas ce qui allait suivre...

Elle s'agenouilla, déboutonna mon pantalon avec fébrilité, me libéra, et, avant même que je puisse réagir ou protester, m'englouti pour débuter une magnifique fellation !
Je n'ai pas pensé à la repousser, je n'en avais plus envie... et elle s'appliquait terriblement à m'ôter de la tête toute envie de ce genre.
Je n'ai pas pensé à l'environnement administratif, à ses collègues qui passaient parfois, à moins de deux mètres, dans le couloir.
Je n'ai pas pensé à la fenêtre, aux passants qui n'avaient aucune idée de ce qui se passait là.
J'étais bien... et cette caresse audacieuse, surprenante quant à l'endroit aussi bien qu'aux circonstances, m'avait transporté hors du temps, hors de cet espace austère et bien conventionnel...

J'étais cependant bien conscient de la singularité de l'événement et je me souviens avoir été partagé entre d'une part la tentation de faire durer la caresse, pour savourer et délecter ce moment unique, et d'autre part l'inquiétude de voir quelqu'un frapper à sa porte, ce qui nous poussait quand même à ne pas trop éterniser l'instant.
C'est cette seconde option que je choisis, option qui me semblait d'ailleurs la plus raisonnable, ne serait-ce que pour elle, car elle risquait gros !
Finalement, je me rendis et elle ne me lâcha pas avant d'avoir complètement eu raison de moi, de ma résistance, de mon désir, et je me souviens encore que la violence du plaisir m'avait presque coupé les jambes...

Elle se releva, avec un petit sourire à la fois tendre et satisfait, et le baiser que nous échangeâmes ensuite était plein de sous-entendus.
Elle tourna à nouveau la clé dans la serrure, mais je restai encore de longues minutes dans son bureau, cette fois-ci pour discuter, et dans une position tout à fait convenable.
Nous envisageâmes de nous revoir par la suite, à l'hôtel... ce qui fut fait dans les semaines suivantes. Je la revis quelques fois, mais je changeai de services quelques mois après... et perdis tout contact avec elle.

Depuis, je ne pénètre plus dans un centre des impôts sans un léger sourire et une douce émotion...

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article