• Mieux vaut tard que jamais...

    Depuis plusieurs jours, ma mission actuelle a pris un coup d'accélérateur.
    Le travail se fait plus intense, le projet approche de sa phase de bascule opérationnelle...
    Je finis donc de plus en plus tard le soir... les heures ne se comptent plus guère...
    Et voilà qui me remet en mémoire une anecdote, dont notre Tschok a déjà eu la primeur...

    Il y a plus d'un an... mission dans un grand compte public de l'Etat. Un vieux bâtiment du centre de Paris.
    On nous avait installé dans une pièce aveugle, sans fenêtre, au centre du bâtiment, au sous-sol, dans une grande pièce qui servait de stockage d'archives...

    Nous étions un vendredi soir. Je travaillais plongé dans les dossiers, comme à l'accoutumée. Je m'aperçu, au bout d'un moment, du silence qui régnait alentour. Je jetai un coup d'oeil dans le couloir voisin, par la porte restée grande ouverte : le personnel était parti pour la plupart, les employés de service chargé de l'entretien avaient fini leur tâche au sous-sol. Il était certainement temps pour moi de songer à regagner mes pénates. Un coup d'oeil à l'horloge du PC : il était plus de 20 heures, en effet.
    L'inconvénient d'une pièce aveugle, c'est qu'on perd toute notion du temps.

    Je passe un rapide coup de fil à mon épouse, et je quitte le bureau. Je passe dans de nombreuses pièces, lumières allumées pour la plupart, ordinateurs en fonctionnement. Je ne croise personne. Escaliers. Me voici au rez-de-chaussée. Couloir en "L". Hall d'entrée. J'ouvre la porte qui permet d'accéder à la cour intérieure. Surprise : la porte est fermée. A clef. Et je suis à l'intérieur.

    Je parcours rapidement le niveau 0. Pas âme qui vive. Serais-je le dernier, enfermé dans les locaux ? Je monte au premier puis au second étage. J'appelle à haute voix, espérant une réponse dans les pièces alentour. Personne.
    Il faut me rendre à l'évidence : nous sommes vendredi soir, la dernière personne dans les lieux, c'est moi ; je suis donc enfermé à l'intérieur du bâtiment !

    Bon, j'évite de m'affoler ou de m'énerver. Je prend mon portable et j'explique avec humour à mon épouse que je vais avoir un peu de retard sur l'horaire prévu. Puis je fais méthodiquement le tour de quelques bureaux, espérant trouver un numéro de téléphone à appeler. Rien. Peine perdue.
    Je retourne à l'accueil. J'imagine déjà le pire et me vois déjà enfermé pour le week-end. Rires... Bah, il me restera la solution de téléphoner aux pompiers ou bien à la police pour qu'ils viennent me délivrer. Il s'agit d'un bâtiment administratif, ils ont donc très certainement le plan du bâtiment et les consignes d'intervention en cas d'urgence, y compris les numéros de téléphone des responsables de cette administration. J'en suis peut-être déjà rendu là.

    Je m'assieds dans le fauteuil de l'hôtesse d'accueil et je cherche encore une fois un répertoire téléphonique. Il y a peut-être le numéro de téléphone personnel d'un responsable ou d'un directeur. Il saurait me dire comment faire pour débloquer la situation. Je trouve le répertoire. Rien. Juste des numéros de téléphones internes, donc sans secours actuellement pour moi.

    Je repose le répertoire.A côté, un petit cahier noir attire mon attention. Je le saisis, je l'ouvre... sauvé ! Il s'agit de la main courante de la société de gardiennage, chargée de la surveillance et des rondes périodiques dans le bâtiment. Je regarde rapidement. Les rondes ont lieu régulièrement, la prochaine devant avoir lieu à 21 heures. Soit dans 30 minutes.Je compose le numéro de la société sur mon portable. J'explique ma situation à mon interlocuteur. Il m'apprend que mes allées et venues ont déclenché une alarme et qu'il a dépêché un vigile pour vérifier les locaux.

    Le plus surprenant, c'est que je suis sorti sans même attendre l'arrivée de ce surveillant : par téléphone, il m'a guidé dans les locaux pour me permettre de sortir par une issue de secours.
    J'aurais été un voleur qu'il ne m'aurait pas autrement facilité la tâche...


  • Commentaires

    1
    heaven
    Vendredi 17 Décembre 2004 à 16:10
    wow flippant
    ... il eu mieux valu etre coince avec une inspectrice des impots ...
    2
    Volcane
    Samedi 18 Décembre 2004 à 13:31
    sexy
    J'aime bien ton style et tes photos, dis-moi t'es croyant et pratiquant toi ! (on se comprend). Je mets ton blogg dans mes favoris, à l'occasion va voir le mien je penseq ue certains textes et certaines images te plairont.
    3
    Charmeur
    Dimanche 19 Décembre 2004 à 22:36
    Merci Volcane,
    Mais tu ne laisses pas l'adresse de ton blog... dommage, car j'aimerais te lire, te découvrir...
    4
    Charmeur
    Lundi 20 Décembre 2004 à 01:26
    Cléo,
    En l'occurence, ce n'était pas le ministère des Finances... mais j'étais seul... donc... pas de plaisir... même solitaire, ce soir-là...
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