• Dopage

    Voilà qu'on reparle des sports dans les médias.

    L'été sera sportif... à tous points de vue.
    Le tour de France, les Jeux olympiques, la Coupe d'Europe de football...

    Et moi, ça me fait rire... parce que, contrairement à d'autres, je n'aime guère le sport.
    Attention, je n'ai pas dit que je n'étais pas sportif ! Je préfère faire du sport que le regarder.

    Je n'aime simplement pas les sportifs assis devant leur télé, un verre de bière à la main, ceux qui braillent et cuvent dans l'alcool, la violence et la vulgarité "leur" victoire dans les rues après un match gagné...
    Je n'aime pas non plus ceux qui, bien qu'athlètes, monnaient leurs performances au-delà du raisonnable.

    Comme (de mémoire) Serguei Bubka qui négociait chaque cm passé au dessus de la barre : suivant le nombre de zéros du chèque qu'on lui versait lors d'un meeting sportif, il "battait" ou non son propre record du monde...
    Comme ces footballeurs qui perçoivent en un mois ce que je ne gagne pas en un an !

    L'argent tue tout...
    Certes les sportifs doivent gagner leur vie, et leur carrière est courte.
    Mais pour autant, l'argent doit-il corrompre le sport ?
    Je me souviens du choix initial du baron Pierre de Coubertin, créateur des jeux olympiques modernes. Il les avait réservés uniquement aux amateurs.

    Mais depuis quelques dizaines d'années, on voit ouvertement de plus en plus de professionnels.
    Et déjà, depuis Guy Drut, on savait que les sponsors publicitaires versaient d'énomes "contributions" aux athlètes.

    Le corrolaire de tout ceci est le dopage.
    Car pour gagner de l'argent, il faut battre sans cesse des records.
    Et pour battre des records, il faut être meilleur, sans limites...
    J'ai du mal parfois à croire que la seule amélioration du matériel ou des techniques d'entraînement font ces différences...
    Car finalement, l'homme est le même et ses capacités physiques ne peuvent augmenter à l'infin !
    C'est une simple question de bon sens.
    Donc certains records ne peuvent être dus qu'à des "artifices"... c'est évident.

    Alors, où commence le dopage ? où fini le simple suivi médical et diététique ?
    En prenant un café le matin, est-ce que moi aussi je ne me dope pas pour aller au boulot ?
    Ian Fleming, l'auteur des James Bond, dans son roman "L'homme au pistolet d'or" écrivait que les tireurs sportifs faisaient parfois l'amour juste avant une compétition car cela augmentait l'acuité visuelle... fable ou réalité ? dopage ou technique ?

    Par contre, quand je vois les coureurs du tour de France parcourir en 20 jours des km comme moi je boirais des tisanes, je me pose des questions : physiquement, même à un athlète normal, est-ce possible ?
    Quand on voit le nombre de dopés "à l'insu de leur plein gré", au-delà du sourire de façade, je me pose des questions. Pas vous ?

    Quand on sait, maintenant que les langues se délient, qu'une grande partie des sportifs des pays de l'Est, qui ont battu tant de records aux Jeux olympiques de ma jeunesse, étaient soit dopés jusqu'aux yeux (et pire encore) ou même étaient, pour certains records féminins, des hommes qu'on a dissimulé ainsi.
    Je n'avais pas imaginé que ce pourrait aller jusque là, et le grand public ne le sait pas forcément... c'est proprement hallucinant !

    J'arrête la ma diatribe, et c'est décidé, à la rentrée, je me remets à la natation... rien de tel que cela pour vider l'esprit, déstresser et éviter le mal de dos... et se battre contre l'élément liquide reste sans heurts pour les articulations...
    __________________
    Charmeur, le retour !.


  • Commentaires

    1
    Tschok
    Lundi 5 Juillet 2004 à 15:30
    Dieux du stade
    Salut Charmeur. Cela faisait un bout de temps qu'on ne t'avait pas vu. Je ne voudrais pas paraître provocateur, mais je suis favorable au dopage car je pense que cela fait partie de l'essence du sport: dépasser les limites. En contrepartie, il faudrait instaurer une séparation entre les épreuves sportives avec dopage et puis celles sans dopage. Des épreuves "bio" en qque sorte. Le mythe de la pureté qu'induit la lutte contre le dopage me semble très malsain à la réflexion. Comme si les sportifs devaient être des surhommes purs et que l'Etat devait garantir la qualité de leurs artères pour que le spectacle soit plaisant. Bref, chui pour.
    2
    Tschok
    Lundi 5 Juillet 2004 à 15:30
    Dieux du stade
    Salut Charmeur. Cela faisait un bout de temps qu'on ne t'avait pas vu. Je ne voudrais pas paraître provocateur, mais je suis favorable au dopage car je pense que cela fait partie de l'essence du sport: dépasser les limites. En contrepartie, il faudrait instaurer une séparation entre les épreuves sportives avec dopage et puis celles sans dopage. Des épreuves "bio" en qque sorte. Le mythe de la pureté qu'induit la lutte contre le dopage me semble très malsain à la réflexion. Comme si les sportifs devaient être des surhommes purs et que l'Etat devait garantir la qualité de leurs artères pour que le spectacle soit plaisant. Bref, chui pour.
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    Angy
    Mardi 6 Juillet 2004 à 12:23
    Provoc ?
    Un tout petit peu provoc, sur ce coup là, Tschoky chéri :) A vrai dire, je suis ni pour ni contre, sachant que ca ne me touche pas et que chacun est assez grand pour décider s'il doit se laisser pourir le corps ou pas... Chacun ses priorités, l'argent peu en être une. Faudrait juste arrêter l'hypocrisie à ce sujet.
    4
    Tschok
    Mardi 6 Juillet 2004 à 12:55
    Fiat lux!
    Provocateur, moi? Alors que j'ai un respect inné pour les autorités constituées?! Angy chérie... La preuve: bien que je sois d'accord pour qu'on arrête l'hypocrisie (qui ne le serait pas?) je recommande néanmoins de prendre garde à l'effet que produit la vérité sur une conscience intelligente. Je préconise donc de ne pas arréter l'hypocrisie.
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