Je suis un homme, mi-quarantaine, marié, curieux, touche-à-tout, adorant lire, écrire, parler, créer...
Je cherche des espaces de discussion, des moments de respirations personnelles, au hasard de mes flâneries sur le Net.
Charmeur et sensuel, cérébral et libertin, je n'exclus pas que certaines affinités se parent de moments complices sans que l'on y puisse parfois trouver ni début ni fin...
Je ne suis qu'un lutin insouciant, mêlant l'espièglerie, la poésie, la folie joyeuse, une certaine élégance, le tout sans se prendre au sérieux...
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J'ai déjà plusieurs fois évoqué ma non-jalousie. Sentiment bizarre, mais qui mérite d'être analysé encore et encore...
Pour moi, la jalousie apparente est l'expression d'une "possession mal placée" : de quel droit est-on "propriétaire" de l'autre, fût-il l'être aimé, son conjoint légitime ?
Je ne peux l'accepter...
Pour autant, comment expliquer ce sentiment de douleur, lorsqu'on est ainsi en manque, manque dont je ne souffre pas ou peu, semble-t-il, bien que j'aime...
Ce décalage de perception m'a parfois torturé jusqu'à la douleur, jusqu'à la souffrance, et a provoqué une culpabilité terrible. Le fait que je ne souffre pas aurait-il signifié que je n'aime pas, du moins pas avec la même intensité que je suis aimé ?
De quoi vraiment culpabiliser.
Je me suis même souvent demandé si je savais aimer, si j'étais capable d'aimer.
Je pense que oui. Mais simplement, la souffrance due à ce manque ne me touche guère, car je sais que je suis aimé, et cette certitude suffit à mon bonheur et me comble. Je n'ai pas forcément besoin de présence physique (disons pas à un point si impérieux que ça) pour combler le manque.
J'oserais peut-être faire le parallèle avec un autre comportement, celui que j'appellerais de "collectionneur". C'est-à-dire une personne qui passe son temps à chercher à acquérir une chose, mais qui, une fois qu'elle l'a acquise, se satisfait de la sensation de possession, sans nécessairement en envisager l'usage au quotidien.
Ainsi, le collectionneur fortuné va acquérir des tableaux ou des objets de valeur, mais sera heureux de les savoir à l'abri dans son coffre de banque, sans avoir besoin de les exposer dans un musée ou dans sa maison. Le sentiment de satiété procuré par la notion de possession, de l'acquisition de l'objet convoité lui suffit pour être heureux.
Pourquoi ce parallèle, alors ?
Parce que, pour moi, je me rends compte que la simple certitude d'être aimé suffit à ne pas me rendre jaloux, à apaiser les affres de l'état de manque, de l'absence de l'autre. Bien sûr, il me faut des moments de présence physique, de rencontres réelles... bien sûr, je la verrais volontiers tous les jours si c'était possible... mais je sais que je ne souffre pas trop des moments d'absence ou d'attente...
J'ai longtemps culpabilisé, me disant que je ne savais pas aimer puisque je ne souffrais pas.
Mais puisque je sais qu'elle m'aîme, peu m'importe le temps (raisonnable quand même) entre deux rencontres... peu m'importe aussi qu'elle prenne du plaisir physique en d'autres bras que les miens... si elle me sourit encore et m'accueille toujours en son coeur...
Je l'aime...
Publié par charmeur75 à 17:08:02 dans 3. Etats d'âmes | Commentaires (6) | Permaliens
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