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Moi

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Je suis un homme, mi-quarantaine, marié, curieux, touche-à-tout, adorant lire, écrire, parler, créer...
Je cherche des espaces de discussion, des moments de respirations personnelles, au hasard de mes flâneries sur le Net.



Charmeur et sensuel, cérébral et libertin, je n'exclus pas que certaines affinités se parent de moments complices sans que l'on y puisse parfois trouver ni début ni fin...



Je ne suis qu'un lutin insouciant, mêlant l'espièglerie, la poésie, la folie joyeuse, une certaine élégance, le tout sans se prendre au sérieux...







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Petit jeu de café... | 30 mai 2005

Un jour, une fin d'après-midi récente, M. et moi...
Nous prenons un verre dans un bar, en bordure d'un grand boulevard.
Il est 19h et le bar va fermer. Mais le patron semble fasciné par le décolleté et le bronzage "caramel" de M. Nous entrons. Nous nous dirigeons vers une table et nous parlons en dégustant un apéritif...

Au moment de partir, le patron ferme son établissement.
Nous devisons avec humour, lui disant que nous partons, et qu'il n'aura pas à nous enfermer.

vaissellePetit dialogue :
Le patron : Mais ce n'est pas grave, je garde Madame pour faire la vaisselle.
M. : Ah, non, pas possible, je ne fais pas la vaisselle. Mais je peux vous laisser monsieur (elle me désigne en riant) pour faire la plonge.
Moi (je surenchéris, entrant dans le jeu de M.) : Bien sûr, d'autant que c'est moi qui fait la vaisselle à la maison.
Le patron (amusé, appelle son épouse qui se trouve à quelques mètres de là) : Chérie, tu gardes monsieur ce soir pour la plonge ? moi je garde madame.
Son épouse (mi figue - mi raisin) : Euh... non, je n'ai pas besoin d'aide... (puis elle ajoute, comme pour se justifier) Il sait qu'il peut avoir confiance en moi, c'est pour cela qu'il propose à monsieur de rester.
Et moi (taquin, désignant M) : Mais par contre, je sais que madame me connait très bien, c'est pour cela qu'elle ne me propose pas de rester !

Nous avons payé, nous sommes ressortis, hilares. Pas sûr que dans le bar, ils aient compris notre humour...
Nous nous sommes regardés.

M. : C'est vrai qu'il n'était pas mal, le patron. Je serais bien restée.
Moi : C'est vrai que son épouse était également charmante. Je n'aurais pas dit non pour rester, moi aussi.

Nous nous sommes regardés, puis nous avons éclaté de rire...
Joueurs nous sommes... joueurs nous resterons...

Publié par charmeur75 à 12:24:49 dans 1. Au jour le jour | Commentaires (0) |

Bilan du lundi matin | 30 mai 2005

parler55% (ou presque) pour le Non.
Prévisible.

Quelques réflexions... en vrac :
- le résultat est étonnamment conforme aux sondages. Vu la proportion d'indécis, c'est surprenant... Alors, ces sondages deviendraient-ils enfin fiables ? à méditer...

- la participation a été forte : pas moyen de se retrancher derrière le parti des "pêcheurs à la ligne". Il faut chercher les raisons ailleurs.

- les hommes politiques n'ont toujours rien compris. J'ai entendu François Hollande ce matin sur France-Info. Il persiste dans son erreur de penser que le "Non" est un rejet de l'actuel gouvernement, et non pas un rejet du texte. Mais quand donc ouvrira-t-il enfin les yeux ?

Car je fais partie de ceux qui ne sont pas toujours contre les actions de l'actuel gouvernement (même s'il peut mieux faire) et qui pensent que ce texte est vraiment flou, libéral, et que l'adopter entraînerait l'Europe dans une mauvaise direction.

Je persiste à me déclarer profondément européen. Mais je crois sincèrement aussi que l'orientation qu'on me propose n'a rien à voir avec l'idée généreuse que j'imagine. On va droit vers des décisions incontrôlables, une espèce de "far-west" où règne la loi du plus fort, piloté par des technocrates autonomes, déconnectés de toute réalité, de tout bon sens, et des préoccupations élémentaires des citoyens qu'ils sont censés aider à évoluer.
Et l'adoption du texte qu'on nous a proposé dimanche, nébuleux au possible, n'arrange rien.
D'où ce logique retour à la case "départ", manifesté massivement par le "Non".

Alors, il me semble qu'aucun des politiques qui se pavanent devant le petit écran depuis bien des semaines n'a vraiment compris. Ils nous ont agité, soit le spectre d'une contestation de l'actuel gouvernement, soit celui des conséquences dramatiques d'un vote (qu'il soit "Oui" ou "Non" d'ailleurs).
Aucun n'a fait oeuvre pédagogique, pour nous expliquer ce galimatias concocté par un groupuscule de technocrates et de juristes européens.

C'est ça l'Europe ?
Je ne suis pas sûr d'en vouloir vraiment...

Publié par charmeur75 à 12:10:59 dans 2. Billets d'actu | Commentaires (0) |

Petit dialogue, dimanche midi. | 30 mai 2005

UrneLes personnages :
- le père,
- sa fille (17 ans 1/2, future électrice)

La fille est resté à la maison, tandis que ses parents se rendaient au bureau de vote.

La fille : Alors, pour qui as-tu voté ?
Le père : Je ne le dirai pas, le vote est un acte secret.
La fille : Allez, dis-moi... T'as voté "oui" ?
Le père : C'est secret, te dis-je.
La fille : Mais enfin, dis-moi ! T'as voté "non" ?
Le père : C'est secret : tu ne le sauras pas, na !
La fille : Maman m'a dit qu'elle n'avait pu choisir et qu'elle n'avait pas voté.
Le père (qui connaît le choix de son épouse) : Tu crois ce que t'a dit ta mère ? Elle a répondu cela pour se débarrasser de toi, voyons !
La fille (indignée) : Mais alors ? Qu'a-t-elle voté ?
Le père : Tu ne le sauras pas non plus.
La fille : Dis-moi ce que vous avez voté, tous les deux !
Le père : Non, car c'est secret. Et puis, pour une future électrice, tu aurais pu t'y intéresser et venir avec nous au bureau de vote, au lieu de rester à écouter ou regarder des clips vidéo.
La fille : De toute façon, le débat est pipé. On ne peut que voter "Oui". Si on vote "Non", ils nous referont voter dans 2 ans !
Le père (surpris) : Comment ça ?
La fille : Oui, bien sûr. Et tant qu'on n'aura pas voté "Oui", ils nous referont voter. Autant dire "Oui" tout de suite pour être tranquille !
Le père : Mais enfin, tu as de droit de dire "Non", même si ça ne sert à rien : ce n'est pas parce que tu ne peux pas refuser ce qu'on te sert à manger que tu dois dire que c'est bon !
La fille : Pfff... ça ne sert à rien, de toute façon.
Le père : Eh bien, tes choix de vote sont très enthousiastes, je vois ça...

La fille quitte la pièce. Fin du dialogue.

Le père (se parle à lui-même, pensif) : Hélas, elle a tout compris. Son raisonnement est très réaliste. J'aurais préféré plus d'idéal, plus de conviction... Construire l'avenir mérite plus d'optimisme...

Publié par charmeur75 à 12:08:16 dans 2. Billets d'actu | Commentaires (0) |