Je suis un homme, mi-quarantaine, marié, curieux, touche-à-tout, adorant lire, écrire, parler, créer...
Je cherche des espaces de discussion, des moments de respirations personnelles, au hasard de mes flâneries sur le Net.
Charmeur et sensuel, cérébral et libertin, je n'exclus pas que certaines affinités se parent de moments complices sans que l'on y puisse parfois trouver ni début ni fin...
Je ne suis qu'un lutin insouciant, mêlant l'espièglerie, la poésie, la folie joyeuse, une certaine élégance, le tout sans se prendre au sérieux...
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J'ai déconné. Sincèrement.
Je me collerais des baffes. Être idiot à ce point !
Elle me dit qu'elle m'aime... et cet amour me fait peur...
Pas tant dans les conséquences (elle me rassure de façon certaine) mais cette violence de sentiments me met mal à l'aise...
Je ne sais pas comment la gérer ni comment être avec elle...
Alors, j'ai fui un instant et j'ai continué les dialogues avec d'autres.
Sans danger pourtant, car sans intention d'une quelconque concrétisation dans son dos. Je n'ai aucune envie de ça. Juste besoin sans doute de me rassurer en me raccrochant à un comportement que je maîtrise plus (même s'il me semble malsain dans ce cas) plutôt que d'affronter mes peurs, mes doutes, ma réalité.
Quand elle l'a su (parce que je ne pouvais que lui avouer, bien sûr, au risque de la perdre) elle qui peut être si généreuse et si désintéressée, a été blessée de ma duplicité.
Et j'ai compris à quel point j'avais été idiot. A quel point je tenais à elle. A quel point j'étais près de la perdre. A quel point j'en avais mal...
Il me faut remonter quelques années en arrière.
Je m'étais construit une petite vie paisible, enfouissant mes rêves d'ado sous un vernis rassurant et soporifique, même si ce n'était pas satisfaisant.
Puis vint S. Véritable coup de décapant dans ma vie, qui a fait ressurgir mes doutes, des interrogations, l'espoir d'un "possible", des angoisses aussi...
Quatre ans ont passé depuis. Quatre ans de fuite en avant, de superficiel, mais peut-être aussi de "rassurant". D'une part parce que j'évitais ainsi de me poser trop de questions, puis parce que je pouvais enfin tenter d'avoir plus d'assurance, combattre ma timidité.
Puis, au milieu de ce tourbillon ludique, une rencontre. LA rencontre. M. Pas un flash, pas une révélation soudaine, non. Mais une présence, chaque jour un peu plus proche, un peu plus tendre, un peu plus aimante...
Mais de nous avouer cette émotion, avec je pense beaucoup de lucidité de son côté, et une certaine inquiétude du mien, je ne l'ai plus reconnue. J'ai eu l'impression de ne plus avoir affaire à la même personne...
Et j'ai eu peur... peur de la perdre, peur de me perdre...
Alors j'ai déconné. Et je le savais.
Je savais que je risquais de la perdre. Je savais cela. Et pourtant rien n'y a fait.
Mon besoin de me rassurer m'a poussé à fuir une fois de plus au lieu d'affronter la réalité.
Et quand elle l'a su, elle a craqué. Et j'ai dû m'expliquer, en sachant que je perdais sa confiance, une fois encore.
Mais cette fois-ci, plus encore que la précédente, j'ai eu peur. Peur de la perdre. J'en ai éprouvé une véritable douleur, une nausée... Comme s'il fallait ces horribles circonstances pour me montrer à quel point je tenais à elle.
Alors, j'ai pris une décision. Et j'ai fait la seule chose qui me semblait logique. Me montrer transparent, limpide, me mettre à nu pour elle, lui dire tout ce que je n'ai jamais dit - et sans doute même pas à moi-même.
Au risque d'en souffrir, de devoir sortir tout ça de moi non sans douleur, arracher, extirper quasiment à contrecoeur, de lutter pour oser lui dire ce que je me suis toujours refusé de révéler, par peur, par pudeur, par crainte.
Et si les débuts, avant-hier, furent difficiles, je me rends compte que finalement, ce n'est pas si compliqué et que j'arriverai presque peut-être à y prendre goût...
J'ai déjà changé certaines de mes habitudes et je lui dis progressivement tout.
Et je parle. Je lui parle. De moi. Je me découvre moi-même au travers des mots que je lui livre.
La mise à nu n'est pas si traumatisante. Et peut-être arriverai-je à sortir en fait quelque chose de bien de tout cela ?
Quatre jours déjà... puis huit... passés en un éclair...
Pas de blog pendant cela, parce que les seuls mots que j'avais à sortir n'étaient que pour elle, avant tout.
Mais je vais bien. Je suis plus serein.
J'ai sans doute mis en place et trouvé un nouvel équilibre, un nouvel objectif, une nouvelle direction vers où aller... en sa compagnie...
Publié par charmeur75 à 13:06:53 dans 3. Etats d'âmes | Commentaires (14) | Permaliens
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