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Moi

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Je suis un homme, mi-quarantaine, marié, curieux, touche-à-tout, adorant lire, écrire, parler, créer...
Je cherche des espaces de discussion, des moments de respirations personnelles, au hasard de mes flâneries sur le Net.



Charmeur et sensuel, cérébral et libertin, je n'exclus pas que certaines affinités se parent de moments complices sans que l'on y puisse parfois trouver ni début ni fin...



Je ne suis qu'un lutin insouciant, mêlant l'espièglerie, la poésie, la folie joyeuse, une certaine élégance, le tout sans se prendre au sérieux...







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Plongée en nostalgie... | 12 mars 2005

Graeme AllwrightRéécoute de mes artistes favoris, ce samedi matin...
Graeme Allwright, Pete Seeger, Leonard Cohen, Art Garfunkel...
Je sais, ce n'est pas tout jeune... mais si actuel...
Et puis je reste un inconditionnel...

Une chanson me fait particulièrement réagir, et je voulais vous la faire partager ici...
Relisez bien le dernier couplet...

Jusqu'à la ceinture
("Waist deep in the big muddy" Pete Seeger, adapt. Graeme Allwright)

En mille neuf cent quarante-deux
Alors que j'étais à l'armée
On était en manoeuvres dans la Louisiane
Une nuit au mois de mai
Le capitaine nous montre un fleuve
Et c'est comme ça que tout a commencé

On avait d'la flotte jusqu'aux genoux
Et ce vieux con dit d'avancer.

Le sergent dit ",Oh mon capitaine
Etes-vous sûr que c'est le chemin ?"
"Sergent, j'ai traversé souvent
Et je connais bien le terrain
Suivez-moi je marcherai devant
On n'est pas là pour s'amuser"
Y'en avait jusqu'à la ceinture
Et ce vieux con dit d'avancer.

Le sergent dit "On est trop chargé
On ne pourra pas nager!"
"Sergent ne sois pas si nerveux
Il faut un peu de volonté
Allons soldats un peu de courage
Je n'aime pas les dégonflés"
On avait d'la flotte jusqu'au cou
Et ce vieux con dit d'avancer.

Dans la nuit soudain, un cri jaillit
Suivi d'un sinistre glou-glou
Et la casquette du capitaine
Flottait à côté d'nous
Le sergent cria "Retournez-vous
C'est moi qui commande à présent"
On s'en est sorti juste à temps
Le capitaine est mort maintenant.

Le lendemain on a trouvé son corps
Enfoncé dans les sables mouvants
Il s'était trompé de cinq cents mètres
Sur le chemin qui mène au camp
Un affluent se jetait dans le fleuve
Où il croyait la terre tout près,
On a eu de la chance de s'en tirer
Quand ce vieux con dit d'avancer.

La morale de cette triste histoire
Je vous la laisse deviner
Mais vous avez peut-être mieux à faire
Vous ne vous sentez pas concerné.
Mais chaque fois que j'ouvre mon journal
Je pense à cette traversée
On avait d'la flotte jusqu'aux genoux
Et ce vieux con dit d'avancer.
Y'en avait jusqu'à la ceinture
Et ce vieux con dit d'avancer

On avait d'la flotte jusqu'au cou
Et ce vieux con dit d'avancer

J'avoue que quand j'ouvre le journal, ou que j'écoute les informations à la radio où à la télé, je me demande combien de temps nous allons ainsi avancer, dans un brouillard parfois bien épais...

Le pire, c'est que si l'on marche sur la tête (parfois, j'en ai bien l'impression !) il ne suffit pas de beaucoup d'eau pour se noyer...
Vous ne croyez pas ?

Publié par charmeur75 à 14:27:00 dans 1. Au jour le jour | Commentaires (7) |