Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Moi

http://charmeur.blogg.orgMoi



Je suis un homme, mi-quarantaine, marié, curieux, touche-à-tout, adorant lire, écrire, parler, créer...
Je cherche des espaces de discussion, des moments de respirations personnelles, au hasard de mes flâneries sur le Net.



Charmeur et sensuel, cérébral et libertin, je n'exclus pas que certaines affinités se parent de moments complices sans que l'on y puisse parfois trouver ni début ni fin...



Je ne suis qu'un lutin insouciant, mêlant l'espièglerie, la poésie, la folie joyeuse, une certaine élégance, le tout sans se prendre au sérieux...







Février

DiLuMaMeJeVeSa
  12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728     

Glossaire

Rechercher

Compteur

Depuis le 17-04-2004 :
257724 visiteurs
Depuis le début du mois :
2206 visiteurs
Billets :
391 billets

Radioblog

Loading
  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03

Et moi, émois... | 03 février 2005

Image Hosted by ImageShack.usChacun connaît l'attachement des français à la propriété individuelle...
Et pourtant...

J'entends ce matin, à la radio, l'appel lancé par plus de 70 artistes, politiques, associations, pour demander l'arrêt des poursuites contre les personnes pratiquant le téléchargement illégal.
Parmi ces signataires, des noms comme Jean-Louis Aubert, Manu Chao, Dominique A, et Benabar, Ségolène Royal, Christian Paul ou l'Adami (association).

Démarche louable, car au-delà du caractère pour l'instant illégal du téléchargement, la législation actuellement en vigueur ne correspond plus à notre société actuelle et à ses pratiques.
Je ne débattrai pas ici des positions absurdes des producteurs. J'y reviendrai certainement dans un autre post.

Pour revenir au débat sur la propriété, je pense que tout le monde oublie plus ou moins une chose importante :
les artistes peuvent toujours protester, ils ne peuvent pas grand chose sur ces poursuites.
Car le plus souvent, en vertu du contrat qu'ils ont signé avec leur maison de production, ils ne sont pas propriétaires des droits sur leur oeuvre. Ils sont les auteurs, et rémunérés en tant que tel, certes.
Mais c'est la maison de production qui détient les droits de diffusion.

Ce sont donc les grandes "majors" qui, elles seules, décident des actions en justice, de ce qui doit être diffusé, quand, où, comment, et à quel prix.
Elles peuvent même interdire (suivant le contrat) à un artiste de chanter ses chansons.
Ainsi, un chanteur (dont j'ai oublié le nom) qui voulait faire un concert gratuit au bénéfice d'une association humanitaire en a été interdit parce que sa maison de production s'y est opposé. Légalement.
L'artiste a dû s'y plier. Aberrant.

On a vu aussi il y a quelques mois notre "Johnny national" quitter avec pertes et fracas sa maison de production. Il n'y trouvait plus la liberté qu'il souhaitait.
L'exemple illustre tout à fait mon propos. Et l'absurdité de la situation actuelle.

Tout comme Michael Jackson est propriétaire du catalogue intégral des chansons des Beatles. Et peut s'opposer aux familles des quatre chanteurs. Et faire ce qu'il veut. Et interdire ce qu'il veut.

Autre exemple sur le "droit de propriété" :
Une couturière de 58 ans, de Valence dans la Drôme, a créé son site Web. Jusque-là, rien d'anormal.
D'origine russe, elle se nomme Milka Budimir, et son nom de domaine est "www.milka.fr".
Là où ça devient tragi-comique, c'est que le chocolat suisse du même nom proteste et veut récupérer le nom de domaine (la société chocolatière possède déjà le nom "www.milka.com").
Le jugement de la 2e chambre civile du tribunal de Nanterre a été mis en délibéré au 14 mars 2005. A suivre donc...

Encore une fois, un particulier n'est même pas propriétaire de son nom !
Aberrant...

Il me revient à la mémoire la chanson - prophétique ? - d'Eddy Mitchell :
"Rien n'est à toi, tu ne vaut pas un seul centime,
Tout appartient à la société anonyme...
"

Triste époque... mais absurde jusqu'à en devenir effrayant, non ?

Publié par charmeur75 à 14:23:30 dans 1. Au jour le jour | Commentaires (7) |