Je suis un homme, mi-quarantaine, marié, curieux, touche-à-tout, adorant lire, écrire, parler, créer...
Je cherche des espaces de discussion, des moments de respirations personnelles, au hasard de mes flâneries sur le Net.
Charmeur et sensuel, cérébral et libertin, je n'exclus pas que certaines affinités se parent de moments complices sans que l'on y puisse parfois trouver ni début ni fin...
Je ne suis qu'un lutin insouciant, mêlant l'espièglerie, la poésie, la folie joyeuse, une certaine élégance, le tout sans se prendre au sérieux...
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Sujet de réflexion encore...
Les Sapeurs-Pompiers de Savoie sont poursuivis en justice après le décès de deux personnes dans un incendie. Deux morts pour, semble-t-il d'après ce que j'ai entendu ce matin, un cafouillage dû à un mauvais relais d'information entre le PC Radio et les équipes de secours sur le terrain.
Eh, quoi !
Bientôt ce seront les services de la D.D.E. qui seront poursuivis parce que les feux tricolores des carrefours auront ralenti la progression des secours...
Dérive d'une certaine conception du droit, où il faudrait trouver un responsable (je n'ose dire un "bouc émissaire") à tout événement où la fatalité, où l'erreur humaine, seraient redevables pénalement ou civilement. Parfois même la cupidité l'emporte, devant des montants indemnitaires supposés juteux qui motivent les auteurs de ces demandes...
Faut-il pour autant un responsable partout ?
Faut-il que la justice sanctionne des responsabilités morales, voire des intentions supposées coupables ?
Non. Du moins je le pense.
La justice n'est pas la morale. Heureusement.
La justice n'est là que pour faire respecter la loi, qui n'est elle-même que l'outil du maintien d'un équilibre de la société, et pas de la morale.
Sinon, c'est la porte ouverte à toutes les dérives, religieuses, idéoligiques, au nom de conceptions partisanes...
Une société démocratique ne peut fonctionner ainsi.
Publié par charmeur75 à 18:34:03 dans 2. Billets d'actu | Commentaires (5) | Permaliens

Autre sujet, plus sérieux :
Une journaliste de Libé ne donne plus de nouvelles à Bagdad.
Encore !
Que des pays soient en guerre, passe encore.
Je ne juge ni de la guerre, ni de sa justification, ni de savoir qui a tort ou raison.
Je remarque simplement que le terrorisme semble considéré par certains comme un mode d'action légitime, ce qui m'insupporte au plus haut point.
Il semble déjà difficile de parler encore de guerre, puisqu'une des deux armées a été vaincue et s'est rendue.
Lorsque des rebelles autochtones attaquent des militaires occupants, c'est de la résistance. Soit.
Mais lorsque ces mêmes rebelles, appuyés par des "renforts" parfois étrangers au pays, sous je ne sais quelle justification intégriste et radicale, s'attaquent à des journalistes ou des civils (qui sont d'ailleurs parfois sur place pour témoigner de leur légitime résistance ou pour leur apporter une assistance humanitaire), c'est du terrorisme.
Et je me demande si nous faisons bien de vouloir exporter nos idéaux de démocratie occidentale à des pays qui ne sont visiblement pas prêts ou d'accord pour les accepter.
Je ne leur en veux pas.
Je constate simplement que nous ne semblons pas avoir les mêmes valeurs.
Publié par charmeur75 à 16:55:09 dans 2. Billets d'actu | Commentaires (0) | Permaliens
Actualité riche ce matin.
Tout d'abord un élément un peu léger, qui prêterait presqu'à sourire...
J'ai évoqué récemment ce procureur de la République de Bayonne, accusé d'avoir subtilisé la carte de crédit d'un de ses collègues allemand pour profiter des plaisir d'une maison close outre-Rhin.
Ce magistrat écrit ce matin une lettre-ouverte publiée dans la presse, où il proclame son innocence, dénonce la campagne de dénigrement dont il est victime dans la presse, et où il se plaint du tort fait par les médias qui colportent ainsi des rumeurs sur une supposée culpabilité avant l'heure. Enfin, il proteste contre l'enquête faite, selon lui, uniquement à charge.
Oserais-je dire que c'est presque l'arroseur arrosé ?
Car ce magistrat, tout comme les juges d'instructions, communiquent beaucoup avec la presse et l'on ne peut pas dire que leurs interventions aient toujours été à propos. Plus d'un quidam s'est retrouvé ainsi pris dans un engrenage "médiatico-judiciaire" qui l'a rendu coupable avant même d'être jugé. Et innocenté.
Retour de balancier ?
Je ne peux m'empêcher de songer aux derniers vers de la chanson de Georges Brassens "Le gorille", lorsque le juge est entraîné par le quadrumane derrière un fourré :
"Car le juge au moment suprême,
Criait maman ! pleurait beaucoup,
Comme l'homme auquel le jour-même,
Il avait fait couper le cou.
Gare au gorille !"
Et de me demander, à la relecture de ce texte quasi-prophétique, si notre presse actuelle ne ferait pas un magnifique gorille...
Publié par charmeur75 à 12:27:40 dans 2. Billets d'actu | Commentaires (2) | Permaliens
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