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Moi

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Je suis un homme, mi-quarantaine, marié, curieux, touche-à-tout, adorant lire, écrire, parler, créer...
Je cherche des espaces de discussion, des moments de respirations personnelles, au hasard de mes flâneries sur le Net.



Charmeur et sensuel, cérébral et libertin, je n'exclus pas que certaines affinités se parent de moments complices sans que l'on y puisse parfois trouver ni début ni fin...



Je ne suis qu'un lutin insouciant, mêlant l'espièglerie, la poésie, la folie joyeuse, une certaine élégance, le tout sans se prendre au sérieux...







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Le mur des noms | 24 janvier 2005

Image Hosted by ImageShack.usL'actualité se bouscule, a des parallèles ou des ricochets qui nous font nous interroger.
Auschwitz. 60 ans. La Shoah. Le devoir de mémoire.
Evidemment.

Comment ne pas être d'accord ?
Comment même en douter une seule fraction de seconde ?
Même si je n'aime pas l'idée d'imposer à quiconque une façon de penser, les thèses révisionnistes me semblent relever de l'absurde plus que de l'insulte. Mais le danger est là et persiste.

Ne pas oublier.
Ne pas oublier que l'horreur peut venir du quotidien, de la banalité, et que notre vigilance est nécessaire.

Je me suis interrogé sur le fanatisme, sur les mouvements de masse et la difficulté qu'il peut y avoir, en tant qu'individu isolé, à faire entendre son propre jugement, surtout lorsqu'il va à l'encontre du groupe, et qu'il y a danger à le faire valoir.

Ma grand-mère est de souche germanique. Née outre-Rhin, venue en France au début du siècle, mariée à l'aube de la première guerre mondiale. Mon grand-père a été blessé à Verdun. Croix de Guerre avec palmes.
Une partie de mes racines en Allemagne, je me suis demandé comment ces cousins que je ne connais qu'à peine avaient vécu ces périodes troubles. Et si leurs choix avaient été différents des visions que nous pouvons en avoir avec le recul de l'histoire et du temps.
Devais-je leur en vouloir ?

Je n'aime pas l'épuration. Bassesse d'une vengeance animale.
Ne pas oublier. Être vigilant.

Ce matin, dans la presse, on nous apprend que le terroriste irakien Zarkaoui déclare "une guerre sans merci contre le principe de démocratie et contre tous ceux qui tentent de l'appliquer".
Une guerre à la démocratie. Donc à mes valeurs.

Mais pour autant, un président américain qui lance une nouvelle croisade, pétri de son intégrisme religieux et de ses valeurs mercantiles, fait-il progresser la démocratie ?

Ne pas oublier d'être vigilant. Toujours. Encore.

Publié par charmeur75 à 19:45:59 dans 2. Billets d'actu | Commentaires (3) |

Déclare effort fait... | 24 janvier 2005

Depuis quelques semaines, il m'arrive de suivre la nouvelle émission de M6 le jeudi soir "Oui, Chef !". Tel un casting géant à l'image de la Nouvelle Star ou de la Star Ac', l'idée est de repérer des jeunes sans emploi, désireux de devenir cuisiners dans un grand restaurant. Ils sont sélectionnés, formés en accéléré pour obtenir leur CAP, et un emploi leur est ensuite proposé avec un jeune chef ambitieux et talentueux, qui monte son propre restaurant.

Pour une fois, pas vraiment du "people-land" pour lecteurs de "Voici"... Plutôt même l'envie de donner leur chance à des jeunes parfois sans qualifications, mais qui ont envie de se battre pour y arriver.

Certes, le montage est fait par les producteurs. Notre vision est très certainement orientée. Ne nous leurrons pas. De plus, ce métier est, on le sait, un des plus durs et des plus exigeants, et parfois bien ingrat. C'est d'ailleurs une des professions qui peine le plus à recruter alors qu'elle manque de bras. Le choix des producteurs n'est donc pas innoncent non plus.

Mais même avec cette précaution tout à la fois critique et lucide, que constate-t-on ?
Certains s'accrochent. On s'y attendait. Mais d'autres s'en fichent, malgré leur condition difficile. Voilà qui m'horripile quelque peu. Parmi ces derniers, entre ceux qui considèrent qu'ils ne peuvent décidemment aliéner leur chère "liberté" pour obtenir un travail, ceux qui baissent les bras sous différents prétextes, ceux qui refusent de comprendre que la vie est parfois faite de règles auxquelles il faut nécessairement se plier, je trouve que la culture de l'effort et du mérite est hélas en perdition.

Quand j'entends parler, au lendemain d'une journée de grève de la fonction publique, de revendications pour des "avantages acquis", je m'indigne encore plus.
Pour moi, qui ai été fonctionnaire, qui me suis construit ma carrière à force de cours du soir, de concours internes, de diplômes passés pendant mes congés, je n'ai jamais travaillé 35 heures. En ce moment d'ailleurs, pour un salaire (dans le privé) qui n'a pas bougé d'un centime depuis 4 ans, mon temps de travail est plus proche de 45 à 50 heures par semaine.
Mais je fais ce que j'aime. Je me suis battu - seul - pour cela.
Rien ne m'est dû. Je ne fais pas l'aumône.

Alors, cette "culture du loisir", ces "dûs" me font bondir.
De voir ces jeunes qui refusent la chance qu'on leur offre, d'avoir un métier - difficile certes - ne peut manquer de me désillusionner. Où donc est l'envie de se dépasser pour soi-même, la fierté de se dire "Je l'ai fait !", pour simplement cette joie d'y être arrivé, et pas pour l'argent ?

effortJ'ai été choqué, je dois l'avouer, d'entendre dire par une des responsables du projet sur lequel je travaille en ce moment (elle est le "client" chez qui je suis en mission) qu'elle espérait que mon employeur saurait me récompenser pour les heures et le travail effectué.
Quel jugement ! Je travaille, tout simplement. Certes, le projet est difficile, mais c'est un défi qui semblait jusqu'ici impossible à réaliser dans des délais aussi courts. Qu'on puisse y arriver ouvre de nouvelles possibilités. Cette phase demande une implication plus grande sur un délai plus court ? Rien de surhumain.

Faut-il qu'on me paie en plus pour me remercier d'avoir simplement fait mon travail ?
Voilà une mentalité qui me dépasse...
Certes, que mon mérite soit reconnu au travers d'une promotion ou d'une augmentation, je le conçois. Mais que le "coup de collier" nécessaire dans le cadre normal d'un projet soit rémunéré... j'ai du mal à l'imaginer.

Je ne suis qu'un cadre moyen, ancien fonctionnaire. Et si j'ai pris une disponibilité, c'est bien pour m'échapper du carcan sclérosant de la fonction publique, qui met en place un ronron trop planifié pour être motivant.

Je me demande, en voyant ces jeunes qui baissent les bras alors qu'on leur offre une chance d'avoir un métier et un travail, si toutes ces déclarations publiques, tous ces discours sur des avantages "acquis", sur ces réclamations de "dûs", ces revendications faites sur le pavé, ne sont pas en train de créer une génération d'assistés.

Je ne serai jamais syndicaliste.
Certes, ils sont des interlocuteurs nécessaire, des partenaires du dialogue social.
Et je suis contre les injustices. Profondément.
Mais cette culture du médiocre, ne pas exalter le dépassement de soi, l'ambition saine et positive, le goût de l'effort... et savoir qu'on a réussi. Pour soi-même. Sans rien devoir aux autres...
Je ne peux pas adhérer. Vraiment.

Publié par charmeur75 à 19:34:35 dans 2. Billets d'actu | Commentaires (4) |