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Moi

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Je suis un homme, mi-quarantaine, marié, curieux, touche-à-tout, adorant lire, écrire, parler, créer...
Je cherche des espaces de discussion, des moments de respirations personnelles, au hasard de mes flâneries sur le Net.



Charmeur et sensuel, cérébral et libertin, je n'exclus pas que certaines affinités se parent de moments complices sans que l'on y puisse parfois trouver ni début ni fin...



Je ne suis qu'un lutin insouciant, mêlant l'espièglerie, la poésie, la folie joyeuse, une certaine élégance, le tout sans se prendre au sérieux...







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Leçon de chose... bis... | 25 novembre 2004

Certains blogs me rendent songeur...
Les sujets évoqués ravivent parfois des souvenirs. Parfois aussi, ils ébauchent des réflexions, ou en prolongent certaines, déjà entamées sur le plan personnel.

Ainsi en est-il de l'orgasme.
Vaste sujet. Souvent tabou dans les discussions, mystère médical, sexuel ou relationnel, car il procède surtout de sa propre découverte, de sa propre acceptation en tant qu'individu et être humain.

Privé d'internet pendant la journée pour cause de panne au bureau depuis lundi matin, je lisais Petite Chose hier soir... et le sujet était plus que jamais d'actualité. Car j'avais suivi, juste auparavant, sur la chaîne Paris Première, un feuilleton "trash" comme je les aime : "Nip/Tuck".
La vie de deux chirurgiens esthétiques de Floride, qui ne font pas dans la dentelle, entre "Sex & the City" et "Urgences". Mais rien n'est épargné ni édulcoré. Ni les scènes de sexe, ni les opérations où le charcutage (le mot n'est pas trop fort) d'un nez, d'une oreille, d'un genou ou d'un doigt est montré dans les moindres détails, très réaliste et très sanguinolent... Pas forcément facile à regarder avec détachement, surtout lorsque je rentre tard du bureau et que je suis parfois encore en train de finir de dîner...
Mais l'humour corrosif des dialogues est un régal de cynisme, d'hypocrisie et de dérision...

Hier, un des des thèmes était justement le "droit au plaisir". Entre l'un des chirurgiens dont l'épouse avait du mal à atteindre l'orgasme (mais de la faute auquel des deux partenaires ?) et une cliente, africaine excisée, qui venait se faire réimplanter un clitoris et dont la quête était tout autant le combat de sa propre souffrance intérieure, que la reconstruction de son intégrité physique.

Tout ceci pour aborder, moi aussi, ce thème. Pas facile non plus pour un homme. Car tellement "convenu".
Et pourtant...
Allons au-delà des clichés habituels des "mâles dominants", où un homme qui éjacule a forcément un orgasme et où, sous la pression commune, il faut paraître plus Rocco Siffredi que Hugues Grant... Pfffff...

Alors... je dirais que j'ai, non pas deux mais trois orgasmes, s'il fallait les catégoriser comme l'a fait Petite Chose.
Le premier, rapide, violent, qui emporte tout, balaye tout, véritable tsunami ou raz-de-marée... lorsque le rythme impulsé ne rencontre aucun ratage, lorsque les sensations initiales vont crescendo, lorsque tout s'enchaîne sans anicroche, cet orgasme-là survient.
Il me laisse les jambes coupées, sans forces, épuisé, pantelant, anéanti...

Le second, plus lent, plus complexe, lorsque les événements prennent un tour plus posé, moins torride, plus tendre, plus lent, mais pas moins sensuel.... cette montée du plaisir, par étapes, avec parfois des moments de pause entre deux épisodes plus intenses, est plus mesurée, plus travaillée, plus laborieuse aussi... mais les sensations déclenchées, si elles sont plus longues à venir, sont aussi plus longues dans le ressentir...
C'est un fourmillement qui part du cerveau, de la nuque, emplit toute la colonne vertébrale, descent dans les reins pour s'emparer de tout mon sexe et exploser en des spasmes incontrôlés et délicieux...
Mais pour parvenir à cette sensation, tout autant cérébrale que physique, encore faut-il qu'une harmonie propice (torride ou plus tendre) se mette en place. Car ce n'est ni gagné ni automatique.

Et tout cela m'amène à parler du troisième orgasme, ou plutôt du non-orgasme.
Car c'est peut-être cela qui différentie l'homme de la femme. Chez un homme, on associe (du moins je l'ai quasiment toujours entendu) éjaculation et plaisir. Et pourtant...
Et pourtant il m'est arrivé plus d'une fois de sentir que, malgré un fonctionnement physique tout à fait normal, le déclenchement du plaisir ne se produirait pas. Et que, si mon corps était agité de certains spasmes, si ma partenaire était très bien et vivait son propre plaisir, de mon côté je me sentais déconnecté et je ne constatais plus qu'un fonctionnement mécanique, sans plus aucune sensation vraiment sensuelle...

Compliqué ? complexe, surtout... car troublant, déroutant, perturbant sans doute... et difficile à expliquer à sa partenaire, sauf si une vraie et riche complicité s'installe.
Je ne parlerai pas ici des "pannes"... je sais que certains pourraient railler. Un homme qui avoue ses pannes ? et alors ? suis-je tenté de répondre... Pourquoi serions-nous infaillibles ? En quoi le plaisir masculin serait-il plus simple que le plaisir féminin ?
Pour moi, orgasme et plaisir sont différents de la simple éjaculation qui n'est qu'un réflexe physique.
Et j'ai parfois dû, moi aussi, simuler le plaisir pour permettre à une partenaire d'atteindre le sien, alors que je savais, bien que toujours en érection, que je n'arriverais pas jusqu'à l'éjaculation et encore moins jusqu'à l'orgasme...

Mais je préfère éviter de parler de ces situations... j'ai bien le temps... sourires...

Publié par charmeur75 à 16:52:21 dans 1. Au jour le jour | Commentaires (27) |