Je suis un homme, mi-quarantaine, marié, curieux, touche-à-tout, adorant lire, écrire, parler, créer...
Je cherche des espaces de discussion, des moments de respirations personnelles, au hasard de mes flâneries sur le Net.
Charmeur et sensuel, cérébral et libertin, je n'exclus pas que certaines affinités se parent de moments complices sans que l'on y puisse parfois trouver ni début ni fin...
Je ne suis qu'un lutin insouciant, mêlant l'espièglerie, la poésie, la folie joyeuse, une certaine élégance, le tout sans se prendre au sérieux...
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Autre lieu insolite... autre histoire...
Encore plus loin dans ma mémoire... je devais avoir... 23 ou 24 ans...
Un de mes amis (appelons-le X.) était inspecteur de police (je sais, personne n'est parfait :-). Il m'avait invité dans son commissariat de banlieue, après le travail.
L'idée de rentrer sans inquiétude particulière dans un tel endroit me tentait bien. D'habitude, on y va parce que l'on est convoqué, ou pour déposer plainte, voire pour une réclamation suite à une contravention injustement (bien sûr :-) reçue.
Là, pour une fois, j'étais invité. Ça changeait !
Je le retrouve donc. Bureau classique, administratif, un peu triste. Une machine à écrire mécanique (pas d'informatique à l'époque), des tables en bois, des chaises en skaï. On discute de tout et de rien, puis un de ses collègues passe la tête dans le bureau, et lui dit qu'on est attendus dans la pièce à côté. X. sourit, se lève et je le suis, un peu surpris, me demandant ce qui se passe.
Dans la pièce à côté, il y avait tout simplement un pot, des policiers de son service fêtaient je ne sais trop quoi. Il m'explique que, vu l'heure, ils n'étaient plus de service et pouvaient donc boire de l'alcool. Moi, je m'en fichais bien et puis un pot, c'est toujours sympa... Ils étaient une dizaine, tous en civil. Peu de femmes.
Les femmes, justement, il y en avait deux. Et X. me dit avec un grand sourire : "Je vais te présenter notre grand-mère". Et il me présente à... la plus jeune des deux ! Il m'explique devant elle (appelons-là Y.), qu'elle a eu sa fille à 18 ans, et que cette dernière vient, à 18 ans, d'avoir un enfant à son tour. Je souris et suis stupéfait qu'une femme aussi jeune puisse être grand-mère, mais il a mathématiquement raison !
La soirée s'avance et j'avoue que je bois un peu... un peu plus qu'un peu, même... Bah, à l'âge que j'avais à l'époque, j'avais bien des excuses, n'est-ce pas ?
Bien évidemment, je suis attiré par cette femme, belle, dont le look me fait penser à l'actrice Stéphane Audran.
Je continue de discuter avec X. et Y., mais nous commençons à être moins nombreux au fur et à mesure que la soirée s'avance.
A un moment, je m'absente pour aller chercher je ne sais plus trop quoi, dans la poche de mon blouson, laissé dans le bureau de X. J'entre, j'allume la lumière (il faisait déjà nuit) et je me dirige vers le vêtement posé sur le dossier d'une chaise.
La porte s'ouvre dans mon dos, je me retourne. Y. entre dans la pièce avec un léger sourire, referme la porte et, un doigt sur les lèvres, éteint la lumière et me rejoint. Je n'ai même pas le temps de dire quoi que ce soit. Elle se colle contre moi, m'enlace, m'embrasse, parcourt mon corps de ses mains impatientes et plus que curieuses...
J'avoue ne pas être très à l'aise, surpris et inquiet, car la porte peut s'ouvrir à chaque instant ! Elle n'en a cure et continue baiser et caresses de plus belle.
Bon, c'est vrai, je ne reste pas insensible non plus et je réponds à ses avances... Et puis, je me dis qu'elle sait sans doute ce qu'elle fait...
Tout à coup, elle s'appuie sur bureau contre lequel nous étions, s'assoit dessus, dégrafe ma ceinture, me libère rapidement, remonte sa jupe à la taille et se renverse en arrière parmi les dossiers, en me faisant clairement comprendre ce qu'elle attend de moi. Le croirez-vous ? mais je me suis exécuté, sans doute l'esprit embrumé de vapeurs d'alcool pour ne pas me rendre compte du risque de la situation...
Je ne sais si quelqu'un est entré dans la pièce tandis que je lui faisais ainsi l'amour, mais je me souviens encore de cette image, ce corps renversé sur un bureau, éclairé par la lueur blanchâtre des lampadaires de la rue, cela reste une vision forte que je garde encore, plus de 20 ans après...
Nous nous sommes rajustés ensuite, et nous sommes retournés rejoindre le groupe, où X. était toujours en train de boire et de parler...
Je me demandais comment notre disparition (au fait, combien de temps avait-elle duré ?) allait être accueillie, et même si quelqu'un l'avait remarquée. J'ai bien noté quelques sourires, ça et là, sur les visages... mais c'était peut-être le fruit de mon imagination.
Quand X. m'a raccompagné chez moi, il a éclaté de rire : il m'a avoué que Y. était connue pour ses frasques sexuelles, son "appétit" de chair fraîche, et qu'il se doutait bien qu'en lui présentant un petit jeune (eh oui, j'avais 24 ans à l'époque, je le rappelle), elle allait se jeter sur moi !
Notre disparition avait bien entendu été remarquée et du coup, nous pouvions être tranquilles dans le bureau ! Y. avait le champ libre, c'était évident.
Je l'ai croisée par la suite une ou deux fois dans les bureaux de ce commissariat, mais je n'ai jamais refait l'amour avec elle...
Publié par charmeur75 à 17:12:04 dans 4. Mes rencontres | Commentaires (15) | Permaliens
Vu la semaine dernière, aux infos du soir de France 2.
Un reportage sur l'absentéisme scolaire.
Bien sûr, ce furent des réactions convenues qui furent montrées, pourrait-on dire.
Pourtant, ce reportage a juste effleuré, selon moi, le vrai sujet.
Car il a esquissé les réalités, sans les exposer de façon précise.
Et j'ai été choqué.
- choqué d'apprendre que 5% des élèves s'absentent ainsi fréquemment.
- choqué de voir une représentante du milieu éducatif (une psychologue ou assistante scolaire, je crois) dire que "ces pauvres petits" ont souvent un travail à assumer à côté, ou bien vivent dans un milieu familial difficile. Indique-t-elle le chiffre réel ? non. J'ai l'impression que l'on fait de quelques cas une généralité, en l'absence d'étude sérieuse.
- choqué de voir que le reportage censé illustrer ces propos montrait surtout des ados de terminale, soit-disant responsables (18-19 ans) qui s'éclipsaient volontairement des cours pour se réfugier au café voisin ! On est bien loin des enfances difficiles et du cliché à la Dickens que présentait le corps éducatif interrogé dans le même reportage... Ces jeunes gens semblaient de milieux aisés, et leur comportement était plutôt très dilettante, suffisant. Ils décidaient volontairement de n'assister qu'aux cours qu'ils jugaient utiles...
J'avoue que je m'interroge.
- quel va être le degré d'implication responsable, et le "sens du devoir" de ces jeunes, une fois sur le marché du travail ? Si l'école ne peut leur inculquer ces valeurs, quand donc les apprendront-ils ?
- quel est le degré d'implication et de responsabilité du milieu éducatif, qui semble se réfugier derrière des clichés d'enfants malheureux pour ne pas voir qu'il y a aussi des "je m'en foutistes" et qu'un minimum de discipline et de contrôle (des présences, par exemple) relève de leur devoir ?
- quelle est la valeur de l'éducation que nous transmettons à nos enfants ? En tant que parents déjà, pour qu'ils aient conscience de leurs devoirs ; en tant qu'éducateurs ensuite, pour leur inculquer les valeurs de notre société démocratique, où seul le respect de l'autre permet de gagner le respect de soi. Car je les entends souvent exiger qu'on les respecte ; mais s'ils commençaient par respecter les autres, avec humilité, en seraient-ils là ?
- quel va être leur avenir, dans un monde du travail, où le respect des horaires, des engagements, de l'autorité hiérarchique, de ses propres collègues de travail, des partenaires commerciaux (clients ou entreprises), s'imposent à tous avec l'évidence du bon sens ?
- quel est l'avenir de cette école, qui a oublié de se faire respecter, qui inculque des notions théoriques de réflexion, de responsabilité, mais qui prépare si mal ces jeunes au travail, à la vie en société ?
Voilà pourquoi je trouve que ce reportage a été bien incomplet et pose plus de questions qu'il n'apporte de réponses.
C'est peut-être son but, après tout. Alors, je suis fondé à réagir.
Mais qui pourra m'apporter les vraies réponses ?
Publié par charmeur75 à 16:32:30 dans 2. Billets d'actu | Commentaires (10) | Permaliens
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