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Moi

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Je suis un homme, mi-quarantaine, marié, curieux, touche-à-tout, adorant lire, écrire, parler, créer...
Je cherche des espaces de discussion, des moments de respirations personnelles, au hasard de mes flâneries sur le Net.



Charmeur et sensuel, cérébral et libertin, je n'exclus pas que certaines affinités se parent de moments complices sans que l'on y puisse parfois trouver ni début ni fin...



Je ne suis qu'un lutin insouciant, mêlant l'espièglerie, la poésie, la folie joyeuse, une certaine élégance, le tout sans se prendre au sérieux...







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Douche écossaise... | 24 septembre 2004

On dirait que je suis "abonné" aux successions de bonnes et mauvaises nouvelles...

Aujourd'hui, il fallait que j'appelle les banques... je le fais en début d'après-midi à contrecoeur, redoutant le pire dans ces entretiens...
Finalement, ça se passe assez bien... D'un côté, apparemment, le rejet reste "local", sans répercussions fâcheuses. De l'autre, j'ai la confirmation que la solution est validée et que je vais pouvoir enfin "signer" sous peu !
Mais j'ai aussi la confirmation de mes craintes : si le rejet n'est pas local, la solution tombe à l'eau ! Et voilà mes angoisses qui redémarrent...

Je ne peux pas m'empêcher d'avoir la trouille... toutes ces péripéties sont éprouvantes pour les nerfs, et je ne suis pas loin de craquer... même si j'aperçois le bout du tunnel...

Dernière surprise : alors que je m'y attends le moins, je reçois un mail d'une société qui a lu mon CV et qui aurait un poste à me proposer !
Je ne sais pas si je suis vraiment en état de gérer un tel entretien, mais je ne peux louper cette chance, je le sais...
Car changement de boulot = augmentation de salaire... bien sûr... je ne l'envisage pas autrement !

La vie s'ingénie à donner d'une main ce qu'elle reprend de l'autre...
Ping-pong... chaud... froid... douche écossaise...

Publié par charmeur75 à 15:39:03 dans 3. Etats d'âmes | Commentaires (3) |

Pensées noires... | 24 septembre 2004

J'ai du mal à croire vraiment à la solution de mes problèmes financiers.
La conjonction de deux décisions en même temps, le même jour, de deux banques : un accord d'un côté qui me sauve, un rejet de l'autre, qui m'enfonce...
Le rejet pouvant bien entendu empêcher l'accord de se conclure. Et depuis huit jours que j'ai eu l'accord verbal de l'organisme, pas de contrat encore établi, alors que les conséquences du rejet s'accumulent à vitesse effrayante...

Je n'aime pas mes intuitions. Jamais heureuses, elles ne m'ont - hélas - jamais trahies. Par superstition (puérile ?) je ne les formulerai pas ici, mais de doute façon elles sont omniprésentes dans ma tête et m'obsèdent depuis quelques jours...

Quelle ironie du sort, n'est-ce pas, que la décision qui arrangerait tout soit prise le même jour que celle qui me précipite encore plus vite vers la fin ?
Et dans cette lutte inégale, où seuls les rouages administratifs ont leur place, les délais nécessaires au déblocage de la solution me semblent bien lents, et incompatibles avec l'accélération récente des conséquences du rejet...

J'ai du mal à me motiver pour ce "sprint final", à rester optimiste, à me battre jusqu'au bout...
Je suis épuisé, fatigué, j'ai peur de craquer...
De toute façon, je serai fixé bientôt...

Publié par charmeur75 à 12:35:57 dans 3. Etats d'âmes | Commentaires (0) |

Une timide tentative... | 24 septembre 2004

Il y a presque dix ans déjà... Une autre entreprise, un autre job...
Elle travaillait deux étages en dessous du mien. Une secrétaire, jeune - presque dix ans de moins que moi -, brune avec une coupe au carré, vive, pimpante... elle portait toujours des tenues un peu aguicheuses mais toujours classe, pantalon moulant, mini-jupe... et bien sûr, elle avait quelqu'un dans sa vie...

Nos relations sont restées longtemps amicales, même si je voyais bien que j'aurais pu profiter de la situation. Nous mangions le midi ensemble au restaurant de l'entreprise, ce qui faisait d'ailleurs souvent jaser mes collègues. Mais je n'y voyais rien qu'une amitié où certes un petit jeu de séduction avait sa place, mais rien de plus... j'étais timide, à cette époque, je ne faisais pas de rencontres, je n'avais pas d'internet, d'ailleurs, internet existait-il ? cela débutait à peine...

Un soir, vers 19 heures, elle monta dans mon bureau. Il n'y avait personne à l'étage. On discutait agréablement pendant que je bossais sur mes dossiers. J'appréciais sa compagnie distrayante à la fin d'une journée un peu harassante.
Elle s'approcha de la fenêtre tout en me parlant, s'accouda au rebord tout en se penchant en avant et en creusant les reins. Tout homme normalement constitué n'aurait pu que remarquer la ligne parfaite de son corps, son dos, ses fesses, ses jambes, mis en valeur par la position. En avait-elle été consciente ou non ? je n'en sais rien. Mais il y a eu comme un déclic. Je me suis vu m'approchant d'elle, l'enlaçant, l'embrassant... tout devenait possible. Un courant est passé ce soir-là. Même si je n'ai rien osé entreprendre...

A partir de ce jour, je ne voyais plus en elle une simple amie mais une femme à séduire. Mais comment ? Je revoyais à chaque instant sa silhouette à la fenêtre... je me faisais du mal...

Huit jours plus tard, je rangeais mes affaires pour rentrer chez moi, après une journée de travail. Elle me téléphona pour me dire au revoir. Elle partait également. Intuition subite, je descendis les escaliers, je la rejognis, nous partîmes ensemble. Nous discutions. Dans le métro, s'aperçu-t-elle que je partais dans sa direction et non dans la mienne ? elle n'en dit rien.
Nous continuions notre conversation, toujours délicieuse. Je me disais que c'était ce soir-là ou jamais. Nous sommes descendus à sa correspondance. Couloirs. Dans un coin, je me suis lancé : je l'ai attrapée par le bras, plaquée contre moi et, malgré la foule qui nous entourait, je l'ai embrassée, sans tenir compte de son maquillage.
Nous avons repris notre souffle après un long moment, qui m'avait semblé durer une éternité. Elle me regardait avec un petit sourire. Gentiment elle me tendit un mouchoir pour ôter le rouge à lèvres que j'avais sur ma bouche... elle était dans mes bras... nous nous sommes à nouveau embrassés, longuement... appréciant encore plus ce second baiser, moins fougueux mais plus tendre encore que le précédent. Le temps s'était arrêté.
Je suis rentré chez moi sur un petit nuage, après l'avoir laissée partir chez elle...

Dès le lendemain, nous avons pris l'habitude de nous voir avant d'arriver au bureau... J'ai passé des semaines merveilleuses, à vivre un amour de collégien...
Mais les vacances d'été sont arrivées, avant que nous ayons pu trouver l'opportunité de nous retrouver seuls tous les deux...
Nous nous téléphonions souvent, malgré les difficultés de l'époque, où les portables étaient encore rares. J'ai d'ailleurs pris, cet été-là, mon premier téléphone GSM.
A son retour, nous nous sommes revus quelques fois, mais elle m'a dit qu'elle allait se marier avec son compagnon, et a préféré mettre fin à l'aventure.

Par la suite, nous sommes restés amis proches, dans l'entreprise. Puis j'ai changé de boîte, et elle a été mutée en province... Le contact s'est rompu ainsi...

Publié par charmeur75 à 01:52:34 dans 4. Mes rencontres | Commentaires (4) |