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Moi

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Je suis un homme, mi-quarantaine, marié, curieux, touche-à-tout, adorant lire, écrire, parler, créer...
Je cherche des espaces de discussion, des moments de respirations personnelles, au hasard de mes flâneries sur le Net.



Charmeur et sensuel, cérébral et libertin, je n'exclus pas que certaines affinités se parent de moments complices sans que l'on y puisse parfois trouver ni début ni fin...



Je ne suis qu'un lutin insouciant, mêlant l'espièglerie, la poésie, la folie joyeuse, une certaine élégance, le tout sans se prendre au sérieux...







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J'ai honte... | 22 mai 2004

J'ai honte.

Oui j'ai honte. J'ai voulu (curiosité morbide ?) voir si l'on trouvait la vidéo montrant la décapitation de Nicolas Berg, ce civil américain kidnappé et tué par des musulmans intégristes.

Je l'ai trouvée... Je l'ai visionnée... et j'ai failli en vomir de dégoût et d'horreur...

Ma première réaction a été d'avoir honte de moi. Pour avoir regardé cela. Nicolas Berg ne méritait certainement pas une telle curiosité morbide, malsaine.

Puis je me suis mis à traiter les personnes qui ont fait cela de barbares.
Car il n'y a pas d'autre mot.

Enfin, je me suis dit, tout comme d'autres commentateurs de radio et de télévision l'ont fait, que cela avait été sans doute provoqué par les comportements de l'armée américaine en Irak.

Et je me suis rappelé d'un récit, entendu sur France Info mardi 18 mai ou mercredi 19 mai au matin, que pour les musulmans, il était plus horrible et humiliant de se trouver nu devant des femmes que d'égorger un homme.

Alors, j'ai tenté de faire la part des choses.
Entre les humiliations reçues d'une part, et l'horreur que je venais de voir de l'autre...

Heureusement que je suis tolérant et à l'esprit ouvert. Car regarder ce film pourrait pousser n'importe quel esprit un peu fragile à n'importe quelle violence, n'importe quelle dérive, n'importe quelle vengeance...

Mais je me dis aussi que, même avec d'autres échelles de valeur, je ne peux pas admettre que la dignité d'un homme soit supérieure à sa vie...
Il y a des choses qui me dépasseront toujours.

Qu'il soit inacceptable d'humilier ainsi un homme, je peux le comprendre. Sans problème.
Ce que les américains ont fait est inacceptable, indigne d'un comportement civilisé.

Mais la réaction des personnes qui ont assassiné Nick Berg, c'est de la barbarie pure et simple.
Pour moi, il y a un degré d'horreur énorme, un décalage que je ne peux l'admettre.

Et je me dis que, si pour ces gens-là, il est moins grave d'égorger ainsi un homme, que de se montrer nu devant d'autres êtres humains (hommes ou femmes), alors je constate avec effarement que j'ai une autre idée de la "civilisation" et que, décidemment, je ne peux les considèrer que comme des barbares.

Nous n'avons rien en commun.
__________________
Charmeur, écoeuré.

Publié par charmeur75 à 21:07:34 dans 2. Billets d'actu | Commentaires (4) |

Jalousie... | 19 mai 2004

Je voudrais revenir sur ce concept.
Je ne suis pas jaloux.

Pour moi, aimer c'est donner, sans forcément attendre un retour.
Aimer n'est pas que l'attachement amoureux. Il peut s'agir d'amitié.
L'amitié est, à mon avis, plus désintéressée que l'attachement amoureux.
Car il n'y a (encore moins !) d'attente, de souhait de réciprocité.

Tiens, amusant ça. Si l'on aime sans attendre de réciprocité, qu'est-ce ?
De l'amour ? de l'engagement ? de l'amour platonique ?
J'avoue ne pas avoir la réponse, au moment où j'écris ceci...

Mais moi, je suis le contraire des hommes "machos", qui semblent vouloir à tout prix "posséder", dominer l'être qui est l'objet de leur "amour".
C'est une conception que je trouve quasiment préhistorique !

Cela remonte, de toutes façons, à l'homme des cavernes.
L'homme cherchera toujours à perpétuer l'espèce. Il ne peut le faire sans la femme.
La femme lui est donc supérieure (ce qui froisse ce grand macho !).
Elle possède la fonction de reproduction.
La femme devient alors une ressource, au même titre que toute richesse minérale, végétale ou animale. Elle fera l'objet de possessions, de tractations, d'envies, d'échanges, de guerres...

Vraiment, tout cela est surréaliste, pour moi...
Et certains sociologues font justement remarquer que c'est seulement lorsqu'elle a maîtrisé la fonction de reproduction (par la contraception) que la femme s'est vraiment libérée du joug masculin.

Est-ce dû à mon profil de lesbien que je pense ainsi ?
ou bien suis-je comme cela, et c'est parce que je suis comme cela que je me sens des affinités avec ce courant de pensée ?
Peu importe.
De toutes façons, je n'ai pas d'attente au niveau de la possession. Aucune jalousie.

Le bonheur de l'être aimé passe par moi ? ok, tout est bien.
Sinon, pouvu que l'autre soit heureux, moi ça me va.
Puisque j'aime quelqu'un, il me semble impossible de ne vouloir autre chose que son bonheur.
Mais je ne suis pas aussi obtus pour imaginer que son bonheur ne peut passer que par moi !
A moi de faire en sorte, bien sûr, que l'autre n'ait pas envie d'autres sources de bonheur.
A moi de tout lui apporter, de tout lui donner, de l'aimer plus que tout...
Mais si cela ne suffit pas, ou ne marche pas... j'en serai le seul responsable. Ni l'autre, ni d'autres éléments n'en sont la cause.

Je fais le parallèle avec l'éducation des enfants, et ce merveilleux texte de Khalil Gibran :
"Vos enfants ne sont pas vos enfants"
Les éduque-t-on pour nous ? non. Pour eux. Ils ne nous appartiennent pas.
Nous sommes leurs guides, pendant un moment, mais ensuite ils vivent leur propre vie.
C'est pour eux qu'ils vivent, pas pour nous, les parents.

Ainsi, je n'ai pas de frustration non plus avec mes enfants.
Je les éduque, je les regarde se débrouiller seuls. Je les aide, je les corrige s'ils le souhaitent, je les conseille... mais je ne suis jamais aussi fier et heureux que lorsque je vois qu'ils sont autonomes et épanouis, sans moi ! Alors, je sais que j'aurai accompli ma tâche de parent.

Pour la jalousie, c'est la même chose.
Je n'éprouve aucun sentiment de possession.
Si l'autre m'aime en retour, tout est bien.
S'il est heureux autrement, alors puisque je ne veux que son bonheur, dois-je en être attristé ?
Pas vraiment, non ?
Je n'ai pas de sentiment de possession.
Bien sûr, je serai déçu si je ne suis pas "payé en retour".
Mais si je garde une relation (même non exclusive) avec l'autre, j'en serai heureux. Sincèrement.
La seule inquiétude ou frustration viendrait si l'autre souhaitait arrêter cette relation.
J'aurais le sentiment de quelque chose qui meurt, alors que c'était si beau.
Mais rien de plus.

Je crois sincèrement que je ne suis pas jaloux.
___________
Charmeur

Publié par charmeur75 à 15:48:47 dans 3. Etats d'âmes | Commentaires (0) |

Être et paraître... | 19 mai 2004

Où les tribulations d'un Lesbien au pays des Métrosexuels...


Ah, la dualité entre apparence et existence...
J'aime jongler avec de telles idées, de telles contradictions...
Elles poussent notre esprit dans de jolis retranchements, et nous extirpons des arcanes de notre "moi profond et intime" des réflexions qui nous bousculent, nous agitent, et nous évitent l'atrophie neuronale qui nous guette, dans une société trop stéréotypée...

De telles dualités... j'en trouve partout...
Par exemple :
"un homme dans ma vie plutôt que dans mon lit"
(jolie phrase, n'est-ce pas ? elle n'est pas de moi mais d'une amie...)

Le paraître : c'est bien "le qu'en dira-t-on" ? notre "vie publique".
Nous sommes condamnés à paraître, dans notre société actuelle.
Tout est apparence, codes vestimentaires ou de corpulence, canons de beautés, diktats de masse, de groupes.

L'être : c'est notre moi réel, le "vrai", celui qui NOUS ressemble vraiment.
Il se rebelle parfois, car le "paraître" l'étouffe, bien souvent.

Les blogs sont-ils l'expression de l'être, ou bien une nouvelle forme de paraître ?
Très ambigü comme réflexion, car l'on écrit autant pour soi (l'être) que pour être lu (le paraître).

L'anonymat pourrait sembler dangereux. Anonyme, on peut tout oser, voire même tricher, mentir, se "déguiser", se fabriquer un personnage...
C'est le même concept pour les rencontres via internet. Derrière un pseudo, qui donc est caché, dissimulé, tapi, embusqué ?
Pourtant, j'y crois. Naïvement peut-être...
Mais je me dis que, justement, cet anonymat nous permet d'être nous, réellement.
Il est l'occasion de nous montrer tels que nous sommes, sans crainte d'être jugés, sans besoin de se construire un personnage, une apparence, une carapace pour nous protéger des autres...

Mais est-ce la façon adoptée par tout le monde ?
Votre avis m'intéresse...
_________
Charmeur

Publié par charmeur75 à 15:47:12 dans 3. Etats d'âmes | Commentaires (0) |

Passionné... | 19 mai 2004

Je me souviens d'un sujet de philo... "Le passionné doit-il être plaint ?"
J'ai grandi depuis, et l'expérience aidant, je suis devenu plus "zen"...
Pourtant... je suis un passionné et je le reste, envers et contre tout !

La vie sans passion ne serait-elle pas fade ?
Pour autant, la passion doit-elle être assimilée à un excès ? pas sûr.
Il ne faut pas confondre tout...

Avec l'âge, je deviens un peu plus "zen" (oh, juste un petit peu, rassurez-vous)
Il y a finalement un temps pour s'enflammer, pour s'enthousiasmer, voire pour s'indigner...
Il y a aussi un temps pour réfléchir, pour les consensus, pour l'ouverture d'esprit, la tolérance...
Jongler entre les passions, le "sel de la Vie", et la monotonie, banale, terne, presque mécanique...

Est-ce la quadrature du cercle ? non, simplement un être complexe, protéïforme... et profondément humain !
_________
Charmeur

Publié par charmeur75 à 15:46:15 dans 3. Etats d'âmes | Commentaires (0) |

Insatisfaction de soi | 18 mai 2004

Dans la lignée du rêve et de l'idéal, l'envie de toujours faire mieux est là...
Perfectionniste, mais avec un côté négatif, le sentiment d'un échec permanent...

Bien sûr, il est contrebalancé par le regard des autres. Un tel effort pour faire mieux est souvent solitaire et individuel. Mais nous avons besoin du regard des autres pour exister, pour conceptualiser notre effort.

Les autres nous renvoient notre propre image, où plutôt leur vision de celle qu'on projette.
Elle nous revient et nous devons, comme avec un calque, superposer ces deux visions :

- la vision de notre image renvoyée par les autres,
- et la vision que nous avons de cette image.

En vérifier la bonne adéquation nous permet de progresser, de nous rendre compte de notre évolution et de nous améliorer.

Pas facile, mais passionnant...

Publié par charmeur75 à 17:10:19 dans 3. Etats d'âmes | Commentaires (1) |

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