• Dans le droit fil du respect dû aux femmes, et du comportement horrible de certaines sociétés que je n'hésiterai pas à qualifier de barbares, ce fait divers m'a choqué, révulsé.

    Une jeune fille turque de 14 ans, parce qu'elle a été violée et parce que la "coutume religieuse" assimile cela à un déshonneur familial, a été tuée par son père et son frère.
    Et les deux assassins ne seront pas poursuivis !

    Mais qui sont donc ces barbares ?
    Quelle est donc cette société ?
    Est-ce un état qui permet cela  ? et qui veut faire partie de l'Europe ?

    Je suis près d'en vomir de honte et de dégoût.
    Quelle religion peut donc laisser faire cela ?
    Au nom de quoi ? au nom de qui ?

    A-t-on pensé une seule seconde à la souffrance de cette jeune femme, de cette jeune fille qui a été violée ? Et par un homme, de surcroît. Sera-t-il puni pour ce crime, lui ?
    Et pour seul réconfort, la propre famille de cette adolescente la condamne et l'assassine !

    Je ne comprendrai jamais une religion, quelle qu'elle soit, qui puisse autoriser cela !
    Et j'ai l'esprit suffisamment ouvert pour ne pas mettre l'ensemble de l'Islam et des musulmans dans ce panier d'ordures.
    Je regrette simplement que l'ensemble des musulmans modérés ne condamne pas ouvertement cette horreur. Leur silence est une caution muette...
    Cela me gène terriblement.

    Quand on pense à l'âge d'or de l'Islam, (allez faire un tour sur http://www.lintelligent.com/gabarits/articleJAI_online.asp?art_cle=LIN15024lrotimalsil0 , c'est édifiant ! ) où l'ouverture aux arts, aux cultures, à la sensualité, à l'érotisme, n'était pas condamnée, bien au contraire !
    L'obscurantisme me semble de retour...
    J'en reparlerai je pense...</span />


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  • C'est fou ce que certains matins sont "riches" de nouvelles, d'actualité qui nous pousse souvent à réagir "à chaud"...

    Comme certains, j'écoute France-Info le matin, dès le réveil. Un panorama complet de l'actualité, concis, sans fioritures inutiles. Un peu comme mon esprit qui redémarre, neuf, frais, une nouvelle journée...

    Je profite alors des moments de transport (métro) pour réfléchir, pour lire, pour réagir, souvent pour écrire... Poèmes, roman, textes... peu importe ! Mais ces moments ne sont jamais perdus.

    J'ai envie de vous livrer ici ces réflexions, à leur état "brut", sans prétention aucune, et qui vous feront peut-être également réagir...
    ________________
    Charmeur


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  • Coïncidence... mais je me dis qu'il n'y a que rarement de purs hasards...

    Dans le quotidien gratuit 20minutes de ce matin, mardi 27 avril 2004, en dernière page (page 32), l'interview de Françoise Héritier, anthropologue, professeur honoraire au Collège de France.

    "Les hommes ont tord d'avoir peur des femmes"
    Ils ne se sont pas rendus compte des avantages qu'il y a à parler d'égal à égal.

    Pour résumer l'article :

    Les sociétés utilisent des concepts binaires et dualistes : le chaud et le froid, le nord et le sud, le haut et le bas... Pour les animaux et les humains, il y a le mâle et le femelle. Ce sont deux pôles sur lesquels va se bâtir la pensée. Mais ce qui devient intérssant, c'est que ces deux catégories sont hiérarchisées.

    En effet, cette hiérarchie existe sous forme de rapport de force, de "suprématie", en raison de l'asymétrie fonctionnelle des sexes, et du privilège du féminin qui peut se reproduire à l'identique (une femme peut produire une femme) ou fabriquer un corps différent d'elles (un homme). Ainsi, les femmes deviennent pour les hommes une richesse, une "ressource" dont ils ont besoin pour avoir des fils. Elles deviennent "un bien".

    La contraception a été le moyen libérateur primordial, permettant aux femmes de s'affranchir de la domination des mâles, justement dans le domaine où elles furent assujetties, la procréation. Le combat n'est pour autant pas encore gagné, même à l'heure actuelle, pour parvenir à une vraie égalité des sexes.

    Enfin, pour Françoise Héritier, il n'y a pas de vraie guerre des sexes, parce qu'une guerre nécessite deux parties qui s'affrontent. Et en la matière, ce sont encore - et toujours - les hommes qui ont le droit, dans certains pays, de tuer leur épouse, leur soeur, sans crainte d'être condamnées... Et même si les femmes renvendiquent parfois de façon conflictuelle une partie du pouvoir qui leur échappe, il n'y a jamais eu mort d'homme...

    Sa conclusion est que les hommes craignent d'être dépossédés de leur puissance, de leur virilité, alors qu'il y a plus d'avantages à parler d'égal à égal.

    Pour commenter cet article plus qu'intéressant et qui ne fait qu'ajouter de l'eau à mon moulin, je dirais que la question de l'égalité des sexes m'intéresse beaucoup.
    Les sexes sont différents, il ne sert à rien de le nier.
    La femme a une fonction naturellement reproductrice, que l'homme n'a pas.
    Mais en dehors de cela, les deux sexes ont des capacités intellectuelles égales.

    La fonction naturellement "maternelle" de la femme lui confère cependant une certaine sensibilité de jugement, qui à mon avis en fait une richesse incomparable.

    De plus, elle semble, plus que tout autre, "à l'écoute" de ce qui nous entoure, cosmos ou univers... Peut-être l'origine de cette fameuse "intuition féminine".
    Mais au lieu de se laisser aveugler par l'idée de toute-puissance naturelle qui leur est si coutumière, d'avoir toujours raison, de devoir décider pour tout... si les hommes apprenaient à rester "ouverts", "à l'écoute", peut-être seraient-ils réceptifs à cette sensibilité, à cette intuition ?

    Enfin, la société masculine dans laquelle nous vivons a tout pensé et orienté en fonction d'une conception "masculine". Rien n'est fait - ou si peu - pour permettre aux femmes une vie active équilibrée, avec leur rythme, leur physiologie, leurs points positifs et négatifs...

    Il reste beaucoup à faire... et à écrire, dans ce blog, sur ce sujet...


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